Analyse compte-rendu de nos dernières rencontres régionales à Saint-Aignan-de-Grand-Lieu.

Rédigée avec talent et humour par notre ami André Charpentier  et  publiée sur le site du CVN Nantes.
Nous la reprenons avec son aimable autorisation.

 

 

Venir à une ou des rencontre(s) n’a rien à voir avec venir à un concours.

Venir à un concours agrémenté de rencontres peut être plaisant et, que dis-je, doit être une attente plaisante.

 

A chacun sa philosophie des échanges de la chose en images.

A chacun sa philosophie des rencontres,

A chacun sa philosophie des concours (puisque classement et récompenses),

Avec des singuliers ou/et des pluriels où l’on veut,

Avec des minuscules et/ou des Majuscules où l’on veut.

Chaque approche est respectable, discutable.

Chacun y arrive avec ses attentes et ses propositions

(plutôt ses propositions que ses attentes …)

 

Enfin, il y a une philosophie que j’ai faite mienne :

Nous voulons vivre heureux. Sûr !

Pour cela nous ne pouvons pas vivre entourés de gens malheureux. Sûr !

Alors nous n’avons pas le choix : il faut rendre heureux les gens qui nous entourent.

 

Le CVN, sans le savoir ou sans s’en rendre compte, a opté pour cette approche.

C’est pour cela qu’il a fait le maximum pour que les participants aux 64e Rencontres du Court Métrage soient bichonnés à Saint-Aignan de Grand Lieu :

Parking suffisant, proche, herbagé (pour la planète !)

Hall d’accueil spacieux avec des accueillant(e)s au sourire top.

Bar spacieux et garni, tarifs en berne, barmaid et barmen au top.

Salle de détente et de découverte calme et riche en souvenirs Cévénistes et UCCVOïstes.

Salle de projection confortable et décorée, matériel de bonne qualité, projectionnistes attentifs, concentrés. Grand écran de qualité. Sono super.

Salle de restaurant à l’école maternelle, propre et proche, aux accès épargnés par la pluie … un peu, oui, mais peu, juste ce qu’il était nécessaire pour le Muscadet !

Et à tout ça s’ajoute une super décoration, partout, née de l’amour du cinéma avec affiches, photos, tableaux, mobiles, sur les tables les murs les plafonds. Des journées entières d’installation pour la satisfaction des invités, payants ou non, proches ou lointains, réalisateurs ou accompagnateurs.

Ça a bien commencé.

Ça a continué avec des films très intéressants.

Intéressants ?

Ma foi, je regarde en arrière et je me dis que les réalisateurs actuels n’ont rien à envier aux précédents. Ils sont autant bons ou autant moyens ou autant très moyens.

Ça se dégrade chaque année disent certains,

Ce n’est plus du cinéma disent d’autres,

C’est bavard et ce n’est pas l’image qui prédomine mais le blabla,

Les jeux d’acteurs sont moyens, parfois pires …

La mise en scène est médiocre, le montage « laissé allé », les mouvements de caméra ont disparu.

Cata ! Cata de cata de re cata !

Bon.

Il y a une trentaine, quand j’ai débarqué, c’était les mêmes mots et les mêmes phrases prononcés dans un ordre identique ou différent. Alors !

Les déçus des propositions d’aujourd’hui étaient les déçus d’hier et d’avant-hier.

Les accros du cinéma heureux sont aussi les mêmes heureux qu’hier.

Bien sûr que de notre temps c’était mieux !

 

Souvenons-nous des projections d’antant. Etaient-elles toujours bien exposées ? N’y avait-il pas quelques fois des sous expositions, des images sombres pas facilement lisibles. Des surexpositions aussi. Les plans étaient-ils tous biens nets ? Les acteurs toujours au top et les récits toujours clairs et construits avec intelligence, dans une progression habile de la dramaturgie ? Je n’ai pas que ces souvenirs là.

A entendre toutes ces réflexions qui évoquent une dégradation continuelle, nous devons être rendus « très beaucoup bien bas et encore plus moins… »

 

Qu’est-ce qui nous retient de dire, au niveau régional, que « Nationale 23″ (P. Chauveau), « Funambule » (A. et B. Coulon) sont des films qui n’ont rien à envier à ceux de nos pères. Parlons de « Une soirée ordinaire » (N. Deschamps) de l’année dernière, « Faux frère » (F. Fievet) et   »Les sœurs de la Perpétuelle Indulgence » (J-C. Michineau) en 2010, « De l’autre côté de Guélienac’h » (B. Coulon) et « Mariana Jacob et les autres » (M. et J-L. Jarrousseau) en 2009, pour s’arrêter là.

Non ! Je ne peux oublier « Nuit blanche » (E. Guy), « Je te tiens » (J-F. Goujon), « Parking » (J. et P. Michel) en 2008 et encore un de mes préférés : Entraves (E. Guy), 2006.

Ce n’est pas aussi bien, voire mieux, que les films de nos grands-pères ?

Non, arrêtons d’intellectualiser nos analyses qui conduisent invariablement au classique « c’était mieux avant ».

Mieux avant quoi ? Avant qui ?

 

Ces réflexions me renvoient à « ceux-là » qui pensent que le cinéma s’est arrêté avec l’argentique. Quand ils en parlent ils parlent « du vrai cinéma » (sur pellicule). Ils confondent histoire racontée et support. Ils confondent histoire racontée et époque technologique à laquelle elles ont été racontées. Ils préfèrent les mauvais films (les mauvaises histoires) « argentiques » aux fabuleuses histoires « numériques », la mise en scène « argentique » à la mise en scène « analogique ».

Ils sont accrochés à une technologie de captation et de projection, ils s’en foutent des joies et des drames évoqués sur la toile!

Qu’en pensent les acteurs évoluant devant la caméra ? Savent-ils seulement ce qu’il y a dedans, de la bobine ou de la carte informatique ?

 

Théorie des cheveux blancs et des cheveux noirs

 

Une autre chose me turlupine dans nos rencontres concours. Il se dit aussi que l’assistance n’a pas rajeuni. C’est vrai (excuses auprès des jeunes qui étaient là, passionnés et dévoués comme le sont leurs prédécesseurs).

C’est vrai, il y a beaucoup de cheveux blancs, c’est vrai, c’est la majorité.

Et pourtant !

Je constate ce vieillissement aussi au concours national.

Et pourtant !

Et pourtant les films projetés, les meilleurs souvent, sont des films de jeunes. Au national, depuis des années, il y a de plus en plus de cheveux blancs ET de plus en plus de films de jeunes (18-35 ans)

Alors ?

Alors, il y a seulement que ce sont des cheveux blancs dans la salle et des cheveux noirs (et blonds) dans la liste des auteurs du programme.

Je veux dire qu’il y en a autant, des auteurs noirs et blonds qu’il y a trente ans, peut-être plus certaines fois.

Toujours sur le programme, pas dans la salle …

Alors, où est l’erreur ?

Vous avez bien sûr deviné.

C’est que les cheveux noirs et blonds font les films ET NE viennent pas les voir.

Et ils ne viennent pas les voir parce que dans la salle il n’y a que des cheveux blancs, qui ne sont pas de leur âge et dans leur attente. Et il y a plus de cheveux blancs parce que les cheveux noirs et blonds ne sont pas venus.

Il faut donc tout simplement que les cheveux noirs ne se contentent plus de faire des films, ce qui est très bien, mais aussi qu’ils viennent voir leurs films (éventuellement les films des autres, accessoirement !). Ainsi il y aura plus de cheveux noirs et blonds dans la salle, au moins à parité, c’est tendance, et les cheveux noirs se sentiront chez eux puisqu’il y en aura beaucoup.

ATTENTION, le risque c’est que les cheveux blancs se sentent en infériorité numérique et ne veulent plus venir.

Il faut prendre ce risque…

Nous allons parler du programme, soyez patients. Mais, dans l’esprit du noir et blanc (cheveux), regardez le palmarès, que vous avez reçu, et qui doit être sur le site du CVN, et regardez  ceux qui étaient dans le programme et ceux qui sont venus chercher leurs prix ! …Parce qu’il y a une autre approche que la qualité, il y a le plaisir d’échanger, de questionner, d’affirmer, de prendre un repas ensemble, un café au coin du bar.

Dans cet esprit j’ai jeté un autre regard sur ces rencontres, que j’expose comme suit, sans autre forme que comptable :

- Club 1, 15 films, 10 auteurs présents, 15 récompenses remises à 12 auteurs présents.

- Club 2, 8 films, 6 auteurs présents, 3 récompenses remises à 3 auteurs présents.

- Club 3, 9 films, 8 auteurs présents, 3 récompenses remises à 3 auteurs présents.

- Club 4, 4 films, 3 auteurs présents, 2 récompenses remises à 2 auteurs présents.

- Club 5, 8 films, 5 auteurs présents, 6 récompenses remises à 6 auteurs présents.

- Club 6, 6 films, 2 auteurs présents, 9 récompenses remises à 2 auteurs présents.

- Club 7, 1 film, 1 auteur présent, pas de récompense.

- Club 8, 1 film, 1 auteur présent, pas de récompense.

Et je réaffirme ce que j’ai déjà plusieurs fois écrit : les auteurs aiment leurs films, aiment-ils ceux des autres ?

Oui, quand ils sont bons. Mais comment savoir s’ils sont bons si on ne les voit pas ?

En se fiant aux appréciations des autres  ?…

Dans quelques jours c’est le festival de Cannes. Un autre monde ? D’autres enjeux. D’accord. Mais quand même il y a des projections, des auteurs, des récompenses. Imaginez-vous qu’un grand prix ne soit pas remis, ou remis à un cousin, à un voisin ? (Je ne parle pas des récompenses à titre posthume !)

Avec ma trentaine d’expérience, hélas, je dis que la proportion de très bons films, de bons, moins bons et « très moins bons » est la même qu’avant.

Que nous soyons déçus de la qualité globale, soit, mais la répartition qualitative est stable. Ce qui n’est pas un bon point. Ce n’est que mon avis, parce que j’ai un avis, aussi parce que je suis là très régulièrement.

 

Et les films ?

 

J’arrive.

Arrivons aux films.

52 films. C’est trop ? C’est toujours pareil. Un sujet que je vais éviter.

Pour moi, un film n’aurait pas dû être là. Un autre possédait un sujet très original mais l’auteur n’avait jamais entendu parler de montage.

Il en reste 50. A discussion « entre pointus » on peut analyser sèchement et n’en garder que deux. Et ne faire qu’un régional regroupé avec les films de l’année prochaine. Je vais éviter.

52 films. J’ai eu du plaisir globalement. Avec le même lot qu’à l’accoutumée de films qui m’ont enchanté, surpris, déçus.

Déçu parce que mal faits ou déçu parce que très bons sujets mais traités sans rigueur.

Surpris par la découverte de sujets, de narrations originales, de mises en scène surprenantes et de propositions personnalisées.

Enchanté par des sujets traités avec ambition, par des jeux d’acteurs subtils, par des sujets osés adroitement évoqués.

Le palmarès ?

Comme souvent je rejoins assez le jury, avec quand même, comme souvent, une ou deux surprises de présence et une ou deux surprises d’absence.

Je tiens quand même à ne pas oublier les nombreux déçus. En premier lieu j’ai été fortement surpris pour « Le Petter Fielding » de Michel Lelièvre qui n’a même pas eu une hermine. En échangeant à ce sujet avec des amis ceux-ci m’ont avoué ne pas, non plus, avoir vibré. Sans doute ma formation de base à la fabrication mécanique m’a déraisonnablement influencé. Comme aussi j’aime les projecteurs argentiques, non par les films qu’ils projettent, mais par le ronronnement d’une mécanique qui apaise, même fort, et rassure. Toujours est-il que Le Petter Fielding de Michel est bien mis en découverte, en valeur, comme est bien mis en avant le sympathique citoyen qui nous en parle. L’intérêt du propos est aussi dans la sagesse et la gentillesse qui transpire de cet homme. A cela il faut ajouter des prises de vues très variées et explicites, un montage rigoureux. Je n’y aurais pas mis le groupe de visiteurs même s’il amène un exposé intéressant, (c’est ma contribution à « refaire les films des autres »). J’aurais donné, à Le Petter Fielding, au moins, une hermine, pour l’émotion que j’ai eue, comme d’autres ont eu de l’émotion pour le voyage entre Inde et Népal où moi je n’ai rien ressenti, d’autant moins que je n’ai pas du tout vibré aux cadrages désastreux qui n’ont pas gêné d’autres amis.

Comme quoi !

J’ai aussi été surpris de voir que le film « Et après demain » de Michel Gaignard, ne soit pas inscrit au national alors qu’il a recueilli le prix du meilleur montage. Mais je préfère que mon film y soit inscrit plutôt que le sien !…

J’ai trouvé « Meurtre sans paroles » dans le palmarès. J’aime cet auteur qu’est Jean-François (voir « Je te tiens » cité plus haut). Il a eu le prix du suspens. Mérité. Mais je n’ai pas marché dans le scénario.

Que dire de « Funambule » ? Je l’avais déjà vu et l’ai aimé une deuxième fois. A la première vision j’avais un peu été troublé par l’ambiguïté des flash-back qui ne se situaient pas clairement dans l’avant et le présent, c’est-à-dire que la petite fille était la jeunesse de la funambule mais était-elle aussi une petite fille de la funambule. A la deuxième vision c’est clair, d’autant plus qu’un premier forum  avait été un guide. Belle construction d’après une nouvelle écrite par la co-auteure, belle mise en scène, bonnes actrices. Du grand cinéma qui devrait tirer le nôtre vers le haut.

Que dire de « Nationale 23″ ? Je l’avais déjà vu également. Je l’avais aimé moyennement parce que c’était une juxtaposition de sketches et qu’on pouvait tirer encore sur la ficelle au détriment de l’intérêt. Mais à ce régional j’ai été emballé par la subtilité du jeu de l’acteur principal qui n’a vraiment pas l’air de jouer, qui ne parle quasiment pas mais qui fait passer une foule de sentiments, pas si banals que ça. Et de surcroît on ajoute des acteurs « dits de second rôle » qui n’ont pas à avoir honte d’avoir été choisis. Voir palmarès. Encore du grand cinéma.

Dommage que nous n’ayons pu voir ces 2 auteurs au forum, dommage qu’ils n’aient

pas été présents à la remise de leur(S) prix. Dommage pour notre cinéma. Encore des cheveux bruns et blonds qui ne compenseront pas les blancs !

Que dire de « La petite marchande de piments » et de « Créatures », du même auteur ? Des sujets osés, enfin on en a vu d’autres !… Mais des sujets osés quand même, tant mieux, qui sont traités avec doigté, j’allais dire délicatesse, et qui pourtant ne nous laissent  pas passer à côté. Parce que c’est amené dans un réalisme qui sent bon l’écriture cinématographique, les plans choisis, à la bonne longueur et au cadrage soigné et expressif. Une suite d’images qui nous emmène distraitement là où veut aller le réalisateur, à la vitesse qu’il veut, dans la lumière qu’il a soignée ou choisie. C’est du beau cinéma et grand, même s’il est léger …

Que dire de « Le rêve de l’homme » ? De la poésie supportée par une belle référence à un grand poète. Des images comme Pierre aime les faire et nous les faire partager. De la créativité à chaque plan. C’est beau et un modèle pour encourager les futurs « animationneurs » à prendre le pas.

Que dire de « Le dernier put ». J’ai beaucoup aimé cette balle, classique, qui devient fantastique, à travers des kilomètres de tuyaux qui prolongent le trou et qui nous amènent, subrepticement, à une boule devenue la lune dans le paysage du ciel qui a effacé les tuyaux. C’est subtil comme sait l’être l’auteur.

Que dire de « Femme de Calabougou » ? Une superbe image, alliée à des cadrages très personnels qui effacent parfois l’alentour de l’image, alliée à un propos effacé qui ne prend pas la place de ce que raconte l’image qui, par sa force, nous enseigne parfaitement la situation de ces familles. J’ai très apprécié une autre façon de « rendre compte subtilement ».

Que dire de « Amnésie » ? Un jeune auteur plein de promesses qui veut sortir des sentiers battus. Une bonne maîtrise du récit. Une fin de film discutable, discutée, refaite par tous les assistants … Au moins elle fait parler. Il y a de l’avenir dans cette écriture. Je me refuse à dire, comme je l’ai trop entendu, que c’est « un premier film ». Beaucoup d’autres films, à une énième partition de l’auteur,  n’ont pas cette qualité. On avait aussi dit ça en 2011 pou le film « Une soirée ordinaire ».

 

Voilà. Je pourrais encore parler des heures d’autres films.

Mais il vaut mieux aller monter ce qui est en cours

 

Bravo aux auteurs qui ont permis cette 64e édition de ces concours et rencontres.

 

Merci à tous ceux qui ont bien et beaucoup travaillé pour la réussite.

 

A l’année prochaine

 

André Charpentier

64e rencontres de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu

 

Les 64e rencontres de l’UCCVO viennent de s’achever dans la bonne humeur à Saint-Aignan-de-Grand-Lieu où nos amis Nantais ont reçu l’ensemble des cinéastes de la région comme ils savent le faire. Des projections techniquement irréprochables ont permis de visionner les 52 films inscrits au programme sans aucun problème. Pourtant l’obligation qui nous était faite de plonger dans le grand bain du fichier informatique nous faisait redouter quelques écueils. Grâce aux techniciens Nantais, le pas a pu être franchi sans problème et la route semble plus libre pour les rencontres de l’an prochain qui auront lieu à Montjean-sur-Loire.

Des rencontres Nantaises qui donnent totalement satisfaction à notre 3e Œil, largement récompensé : neuf films primés sur quinze présentés. Autre motif de satisfaction que celui de la présence de la quasi totalité des auteurs de nos films. Bravo à eux. Car même sans « médaille en chocolat » à l’arrivée, il est toujours utile de constater ce que font nos voisins, de les rencontrer et de se mesurer à eux pour progresser, et de faire perdurer les liens d’amitié. Car le spectacle est triste de voir, comme cela s’est produit à Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, et comme il se reproduit quasiment chaque année, seulement deux personnes d’un même club rafler les prix obtenus par un petit ensemble d’adhérents qui ne daigne pas se déplacer.

Cette participation constitue le témoignage de la vitalité de notre club dont l’objectif n’est pas de truster tous les prix, mais de faire progresser ses membres dans une logique associative étrangère à la notion d’élitisme. Progrès indiscutables pour certains d’entre-nous qui ne doivent leurs récompenses qu’à leur désir de toujours mieux faire. À ce sujet aussi, le palmarès de nos 64e rencontres est éloquent : sur 14 films sélectionnés pour les rencontres nationales de Bourges, six sont angevins !

Forum

Amis du 3e Œil, continuez sur cette bonne dynamique qui consiste à vous faire plaisir, à nous faire plaisir avec des créations toujours plus abouties.

 

Jean-Claude Michineau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les photos de ces 64e rencontres sont de Geneviève Robert.